Dire straits, un fabuleux premier album

Il faut l’avouer: à l’évocation de ce groupe, ce ne sont pas forcément d’excellents souvenirs qui reviennent. Une musique mainstream du milieu des année 80, grandiloquente et aseptisée, taillée pour les stades, la FM et MTV: en un mot américaine. L’illustration parfaite est le boursouflé « Brother in Arms », empêtré dans sa production clinquante et son discours naïf (« Money for Nothing », qui voit le groupe critiquer la clique MTV alors que ses clips y sont en rotation lourde…hem).

Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi: avant d’être régulièrement confondu avec Chris Rea, Dire straits fut le temps d’un début de carrière épatant un groupe frais, modeste, et assez charmant, ce qu’illustre parfaitement son premier album éponyme. Publié en 1978 « Dire Straits » prit totalement à contre-courant la scène de l’époque; alors que le punk résonnait encore, que les 80’s synthétiques s’annoncaient, le groupe publiait un premier album résolument laid-back (influences country / swamp music), tempos légers, production joliment étouffée, proposant des morceaux sans prétention, aériens, clairs et absolument revigorants. « Sultan of swing », morceau phare de ce disque a été diffusé sur les FM ad nauseam, on conseillera plutôt aux curieux de s’attacher aux perles que sont « Water of love » et son dobro, la rocailleuse « Six Blade Knife », « Lions » et son finish hypnotique. L’ensemble de l’album reste tout-à-fait fréquentable, porté par un Mark Knopfler dont le grand public découvrait le jeu en picking mélodique, les sonorités douces et classieuses, largement influencées notament par Chet Atkins et JJ Cale (voir la similitude entre le riff d’ouverture de single-handed sailor », album Communique http://www.deezer.com/fr/#music/dire-straits/dire-straits-communique-226297″ et « canjun moon » de JJ Cale http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/jj%20cale.

« Communique » et « Making Movies », les deux albums suivants, prolongeraient naturellement ce premier effort avec plus ou moins de bonheur, conservant un son et un style relativement homogènes malgré des constructions de morceaux de plus en plus ambitieuses et théâtrales (« Romeo & Juliet ») annonçant la « stadification » du groupe concrétisée par la sortie de l’album « Love over Gold »; pour certains- dont l’auteur de ces lignes, ce dernier marque la fin d’une période bénie pour le groupe. Pour s’en persuader, les amateurs comme les curieux devront impérativement s’atarder sur cette vidéo de l’exceptionnel Rockpalast de 1979

Le groupe est alors à son sommet, jouant une musique simple mais pas simpliste, vivante et fine dans une ambiance Pub qui sied parfaitement à l’identité du groupe et sa musique d’alors.

pour découvrir album « Dire straits » http://www.deezer.com/fr/#music/dire-straits/dire-straits-226069

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